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Olga ptôse est diplômée des Beaux-Arts de Paris dans la section multimédia.
Elle a continué ses recherches dans une résidence d'artiste en Arménie pendant un an, en voyage dans différents pays et dans plusieures résidences d'artiste de La Source, créé par Gérard Garouste, en 2023 et 2024.
Dans les travaux d’Olga ptôse le monde se forme par strates. Le tracé d’une plume pour écrire ou dessiner, la présence du corps de l’artiste dans des performances ritualisées, l’appareil de la photographe et vidéaste, la réalisation d’installations et de sculptures concourent ensemble à un approfondissement, une immersion dans la chair du monde. C’est l’incarnation de ses recherches autour de la vie et de la mort, des rituels créés pour
traverser les épreuves qui nous dépasse. Cette exploration serait le chemin le plus direct vers sa quête de "ré-animalisation" :
Ses ouvrages sont des méditations, comme des études, des expérimentations où savoir et sacré se confondent(s’unissent). Comprendre l’existence des êtres au travers des villes abandonnées, de campagnes urbaines, des vies absentées, autant qu’avec la sidération qu’impose la présence de l’autre, sa puissance sourde et organique, de cette autre singularité résistante. Le destin du corps d’un animal accidenté, et sa transformation, dégagent deux temporalités qu’elle oppose, celle de la chair et des os, ce qui est voué à disparaître et ce qui demeure, fait sol. Elle fabrique des masques comme autant de visages, peut-être pour tenter de saisir un instant d'une autre vie que la sienne, ou peut-être de tenter de retrouver ses propres passés. Comme l’air avive le feu, la mort et la vie s’accompagnent l’une l’autre. L’opposition n’est pas une résolution, c'est ainsi qu'elle tente de transcrire la continuité sans rupture du processus de vie comme une célébration, une épiphanie. On fait face à la mort comme à une singularité, à un individu. Tout ce qui appartient au monde jusqu’à la décomposition des chairs
parle de la vie. Polir et sculpter un os et y mettre du souffle, spiritualiser sa matière, attiser les braises. Le mystère ne cherche pas de réponse. Créer avec Okap, c’est pour elle l’occasion de redéfinir un paysage familer, une terre absentée et de reconquérir son identité, son visage.

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©2025 Lepoutre Agathe - Olga Ptôse

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